Bien vivre l'interruption des séances quand le psy part en congé

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Débuter une psychothérapie ou une psychanalyse est un grand pas pour le patient. Cependant, qu'il parte en vacances ou pour d'autres raisons, il n'est pas exclu que le thérapeute doive s'absenter de son cabinet.

Comment gérer au mieux cette pause dans la relation patient/praticien ?

Psy en vacances : la « peur du vide »

Selon la méthode choisie, des rendez-vous réguliers avec l'analyste sont mis en place : séances hebdomadaires, dans la plupart des cas.

Cela permet de tranquiliser le patient, qui s'habitue à un rythme régulier des soins.

Cependant, à l’annonce du départ, le patient peut ressentir une forte angoisse à l’idée de voir son thérapeute s’absenter quelque temps alors que la confiance a été établie. Cela peut notamment réactiver une peur de l’abandon, ou une peur du vide.

Préparer le départ pour mieux le vivre

Il est préférable que le thérapeute n’attende pas la dernière séance avant ses vacances pour annoncer son départ. En cas de doute, demandez-lui de vous prévenir suffisamment à l’avance pour ne pas être pris par surprise.

Une séparation nécessaire

À l’image des épreuves de la vie, la relation entre psy et patient est discontinue, ponctuée de débuts, de fins, de hauts et de bas, en fonction de la charge émotionnelle des points abordés.

À défaut de la voir comme une fatalité, la séparation est en réalité structurante pour le patient :

  • Comme quand on enlève les roulettes pour la première fois sur le vélo d’un enfant, le patient ne sait pas s’il pourra tenir debout. Mais ce grand saut dans l’inconnu est justement l’occasion de vérifier s’il commence à s’en sentir capable ou non, avec toutefois la sécurité de savoir que le psy sera de nouveau là dans quelques semaines.
  • De plus, cela dissipe l’idée selon laquelle le patient pourra éternellement se raccrocher à son psy : qu’elle dure quelques mois ou une vingtaine d’années, une thérapie devra prendre fin, autant se faire à l’idée !

Envisager les congés du psy comme une chance

Pour bien vivre l'interruption de votre thérapie, considérez cela pas seulement comme une épreuve, mais aussi comme un bienfait. Envisagez cet évènement sur un plan positif :

  • Vous allez pouvoir évaluer les progrès effectués, constater sur quels points vous allez encore devoir travailler.
  • L'absence de votre psy va vous confronter à votre appréhension des évènements de la vie quotidienne, en dehors du confort obtenu dans le cadre de la thérapie. Vous êtes seul face à vous-même et aux autres.
  • Cette interruption de soins peut donc vous permettre de trouver matière à travailler, lorsque les soins reprendront.

En quelque sorte, il s’agit une phase d'évaluation des bienfaits (ou non) de votre thérapie, et des possibilités d'évolution lors de la reprise.

Vous avez d’autres interrogations sur le déroulement de votre thérapie ?

Ces pros peuvent vous aider