Trouver le bon moment pour arrêter sa thérapie

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Faire la démarche d’aller consulter est une étape importante. Cependant, toute thérapie psy a une fin, ce qui n’est pas forcément facile à accepter pour le patient.

Quoi qu’il en soit, c’est toujours au patient de savoir quand il peut s’arrêter et reprendre une vie normale. Voici quelques éléments pour vous aider à répondre à cette question.

À quel moment arrête-t-on généralement ?

Lorsque le patient débute une thérapie, il doit se sentir en confiance avec son thérapeute. Un transfert (affects positifs dirigés vers le thérapeute), se met alors en place. C'est notamment ce transfert qui pose des difficultés pour arrêter sa thérapie.

On estime généralement que deux conditions au moins doivent être réunies pour décider de l’arrêt du suivi :

  • que les troubles pour lesquels le patient est venu consulter aient cessé ;
  • que l’inconscient ait suffisamment été compris en profondeur pour se prémunir d’une réapparition des symptômes.

Le meilleur moment pour arrêter : selon le type de thérapie

La fin de la thérapie dépend de la méthode de soins choisie.

Thérapies comportementales

En effet, les thérapies comportementales, par exemple, sont brèves.

  • Elles s'attachent à corriger les comportements « déviants » utilisés par l'individu pour faire face aux situations qui le gênent.
  • En général, un nombre de séances précis est déterminé. Il en va de même pour les autres formes de psychothérapies : hypnose, thérapies cognitives…
  • L'arrivée au terme des séances définit l'arrêt de la thérapie.
Lire l'article Ooreka

Psychanalyses

Les psychanalyses, elles, sont plus longues. Le patient analyse ses doutes, ses souffrances avec le psychanalyste.

Il peut être envisageable de mettre un terme à l'analyse lorsque :

  • les symptômes ont disparu ;
  • un certain équilibre se perçoit ;
  • les doutes se sont effacés ;
  • le patient ne ressent plus d'angoisse et semble gérer les événements qui se déroulent dans sa vie, sans éprouver le besoin de verbaliser ;
  • le soignant ne détermine plus aucune période de la vie du consultant à analyser.
Lire l'article Ooreka

Ne pas succomber à la réaction de fuite

Dans toute thérapie, il est normal que le patient ait, à certains moments, l’impression de tourner en rond. Il peut ressentir une certaine agressivité envers son psy. Mais ces passages peuvent signifier qu’un blocage est sur le point d’être franchi dans la compréhension de l’inconscient, d’où une résistance :

  • Ce rejet peut être le signe que le patient éprouve envers le psy, à travers le transfert, quelque chose qu’il ressentait vis-à-vis d’un parent durant l’enfance.
  • Toute la difficulté est de passer outre ce sentiment de rejet ou de démotivation, pour accéder au point sensible.

Rôle pédagogique du thérapeute

Pour faciliter les choses, il est primordial que le thérapeute expose clairement son rôle à son patient. Il l'accompagne vers la guérison des troubles, vers un mieux-être général. Les séances sont donc programmées dans ce cadre précis et ne continuent pas ad vitam aeternam. Ce point vital doit être éclairci dès le départ.

Cette décision doit être si possible prise conjointement entre le professionnel et son patient.

D’autres conseils vous seront précieux pour faire le bon choix dans votre thérapie :

  • Avant de parler de la durée de la thérapie, il est important de savoir avec qui l’on va passer du temps : voici nos conseils pour bien choisir son psy.
  • Vous écrivez ? C’est bien. Sachez toutefois que votre psy ne le fait pas forcément, ou du moins pas devant vous : un psy qui ne prend pas de notes n'est pas forcément inattentif !
  • Pour avoir toutes les réponses, téléchargez gratuitement le guide de la Psychothérapie.