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Certains accidents de la vie peuvent amener à perdre l’envie de faire la cuisine ou tout simplement le goût des aliments. Retrouver la sensation de faim, l’envie de manger et le plaisir de cuisiner, bref faire resurgir des souvenirs culinaires positifs liés à une recette, un aliment ou à une saveur particulière, tel est le but de la culinothérapie.

Des ateliers de cuisine thérapeutiques sont proposés dans certains centres hospitaliers afin d'améliorer les conditions de vie de leurs patients. Comment se déroulent ces ateliers et quels en sont les bénéfices ? Qu'est-ce que la thérapie par la cuisine ? On vous dit tout !

Cuisine thérapeutique : qui est concerné ?

La thérapie par la cuisine permet à des personnes fragiles ou malades d'améliorer leur bien-être et leur confort moral dans le cadre de soins médicaux. Ces ateliers sont encadrés par des médecins, psychomotriciens et diététiciens.

Les patients susceptibles de bénéficier de ce type de thérapie peuvent être :

  • des personnes âgées vivant seules ;
  • des personnes atteintes de maladies mentales ;
  • des personnes à mobilité réduite.

Déroulement d'un atelier de cuisine thérapeutique

La plupart des ateliers se déroulent de la même manière :

  • les participants lisent la recette tous ensemble ;
  • on calcule les quantités d'ingrédients nécessaires à la réalisation de la recette ;
  • les tâches sont réparties entre tous les patients ;
  • les participants prennent les ustensiles dont ils ont besoin et ils exécutent leur part du travail.

Bénéfices thérapeutiques de la cuisine

Les bienfaits de la culinothérapie sont nombreux et touchent à différents domaines : relationnel, mental, corporel, etc. Regardons-les plus en détail.

Sur le plan cognitif

Les capacités cognitives sont sollicitées de plusieurs manières dans le cadre de cette activité. En effet, la mémoire, l'attention, la concentration et l'organisation sont stimulées.

Sur le plan nutritionnel

La cuisine thérapeutique permet aux patients d'associer le besoin de s'alimenter à un plaisir intellectuel et sensitif.

Elle permet également à chacun d'acquérir des notions sur les besoins nutritionnels et de prendre conscience de l'importance d'un repas diététique.

Sur le plan relationnel

Ces ateliers ont une vocation relationnelle forte. Le but est d'inciter au partage, à la collaboration et à l'échange tout au long de l'activité et de favoriser le sentiment d'appartenance à un groupe.

La cuisine étant traditionnellement perçue comme une activité conviviale, chaleureuse et rassurante, elle contribue à faire naître des sentiments de bien-être chez les patients. Elle est propice à l'échange de conseils et de souvenirs.

Développement des sens et de la motricité

Tous les sens sont sollicités lors de ce type d'activité. Évoquons :

  • l'odorat réveillé par les arômes des produits et les senteurs de la cuisson ;
  • l'ouïe sollicitée par le bruit de l'eau qui bout ou du beurre qui crépite dans la poêle ;
  • le toucher suscité par le contact avec la douceur d'une pêche ou d'un abricot ;
  • la vue qui se porte sur la couleur et la forme des ingrédients utilisés ;
  • le goût, bien sûr, celui du plat préparé, mais aussi des ingrédients que l'on goûte à mesure.

Les participants sont amenés à se déplacer sur le lieu de l'activité puis à stimuler leur habileté ainsi que la préhension fine, ce qui améliore leur motricité.

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