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Comment caractérise-t-on une bouffée délirante ? Quels en sont les signes et comment en venir à bout ? On vous dit plus sur cet état délirant.

Bouffée délirante : qu’est-ce que c’est ?

La bouffée délirante est un épisode psychotique brutale et transitoire :

  • Elle apparaît brusquement chez une personne ne présentant jusque là aucun troubles psychiques.
  • Elle s’accompagne de troubles hallucinatoires multiples.
  • Elle disparaît spontanément, sans laisser de séquelles la plupart du temps.
  • Elle apparaît le plus souvent chez des personnes fragiles, mal adaptées socialement, ou encore sans personnalité bien posée.
  • Certaines circonstances peuvent provoquer la survenue de bouffées délirantes, comme un évènement stressant (un choc émotionnel, une séparation, un deuil, un échec professionnel) ou la prise de drogues.
  • La bouffée délirante touche préférentiellement les jeunes de 15 à 35 ans.

Dans la moitié des cas environ, la bouffée délirante ne présente aucune récidive. Il se peut tout de même que les épisodes délirants se reproduisent et qu’ils marquent le début d’une maladie psychiatrique (schizophrénie, trouble bipolaire…).

Symptômes de la bouffée délirante

Les symptômes associés aux bouffées délirantes sont nombreux :

  • Hallucinations (auditives le plus souvent), illusions, interprétations.
  • Altération du jugement.
  • Mauvaise appréciation de la réalité.
  • Interprétations insensées d’événements vécus.
  • Trouble de l’humeur, avec alternance d’épisodes maniaques et dépressifs.
  • Anxiété.

À ces signes psychiques s’accompagnent, dans la plupart des cas, des symptômes physiques :

  • troubles de l’alimentation ;
  • troubles du sommeil ;
  • ou encore absence de règles chez les femmes.

Bouffée délirante : comment la traiter ?

La bouffée délirante est une urgence psychiatrique, puisque la personne atteinte peut être dangereuse, pour elle et pour les autres.

Pour tenter d’y remédier, il existe plusieurs moyens :

  • une hospitalisation en service psychiatrique ;
  • la prise de médicaments neuroleptiques, de sédatifs ;
  • une psychothérapie ;
  • ou encore dans certains cas (notamment si les neuroleptiques ne sont pas efficaces), une sismothérapie.

Pour aller plus loin :

  • L’atonie désigne une perte de tonus physique et psychique. Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur notre page dédiée.
  • Face aux troubles de la personnalité, quelles sont les solutions ? On vous en dit davantage.
  • Troubles obsessionnels compulsifs (TOC), troubles des conduites alimentaires (TAC), ou encore phobies : il s’agit de troubles du comportement.