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Clignements des yeux, haussements des épaules, raclements de gorge ou encore retroussement de la lèvre supérieure, tous ces mouvements du corps, lorsqu’ils sont involontaires et répétitifs, sont qualifiés de tics.

Quelles sont les raisons qui provoquent ces tics et que faut-il faire pour en venir à bout ? Toutes les réponses maintenant !

Qu’est-ce qu’un tic ?

Un tic est un mouvement spontané, répétitif et involontaire. Il s’agit de gestes stéréotypés (qui se répètent). Toutes les parties du corps peuvent être concernées.  Un tic peut également être vocal.

Les tics sont précédés d’une sensation « prémonitoire » et la personne qui en est atteinte ressent un soulagement après avoir effectué le mouvement. Cependant, le plus souvent, l’individu est capable de contrôler transitoirement ses mouvements.

L’étiologie (la cause) de la survenue de tics n’est pas connue. Il n’y a pas d’explication génétique ni de lésion neurologique. Les tics sont à différencier des mouvements neurologiques pathologiques comme les mouvements choréiformes.

Tic : personnes concernées

Les tics touchent surtout les enfants : 2 à 6 % des enfants sont concernés avant l’âge de 12 ans. Les enfants concernés ont souvent un terrain anxieux. Vers l’âge de 18 ans, les tics ont disparu chez la moitié de ces enfants.

En effet, la majorité des tics évoluent spontanément en une disparition en quelques mois ou années. Certains sujets gardent cependant leurs tics à l’âge adulte. Voici quelques exemples de tics parmi les plus fréquents :

  • clignement des yeux ;
  • grimace ;
  • léchage des lèvres ;
  • fermeture forcée des paupières ;
  • mouvements de la tête ;
  • reniflement ;
  • toux ;
  • raclement de gorge.

Prise en charge des tics

Si les tics persistent et gênent ou handicapent la personne qui en est atteinte, une prise en charge est possible :

  • Les thérapies comportementale et cognitives (TCC) donnent des résultats intéressants.
  • Au point de vue médicamenteux, il n’y a pas de traitements totalement satisfaisants. Les neuroleptiques parfois utilisés lorsque le handicap provoqué est important, ont des effets secondaires indésirables.

Réprimander un enfant tiqueur est contre productif et instaurer un climat de confiance avec l’enfant parait plus adapté.

La méthode du miroir peut être utilisée, l’enfant s’y observe alors quotidiennement en essayant de se contrôler.

Syndrome de Gilles de la Tourette (SGT)

Le SGT est une forme sévère d’atteinte par les tics :

  • Ils sont plus importants et peuvent s’accompagner de coprolalie (émission de mots grossiers) et d’écholalie (répétition de phrases entendues).
  • Parfois le SGT s’accompagne de compulsion, d’hyperactivité voire d’auto-mutilations.
  • C’est une maladie relativement rare, qui concerne essentiellement les garçons et débute autour de 7 ans en moyenne.

Un pic de sévérité s’observe à l’adolescence. À l’âge adulte, on peut observer une accalmie des troubles. Cependant le SGT peut également évoluer vers la chronicité.

Les symptômes sont exacerbés en cas d’anxiété, de fatigue ou de contrariété. Le retentissement social et professionnel du SGT peut être majeur.

Approfondissons le sujet ensemble :