Sommaire

La cacosmie est un trouble olfactif qui peut s'avérer extrêmement handicapant. Découvrons ensemble ce qu'est précisément la cacosmie et quelles sont les causes possibles. Nous verrons également les symptômes de cette dysosmie qualitative ainsi que les traitements possibles.

Cacosmie : qu'est-ce que c'est ?

La cacosmie se définit par la perception erronée d'une odeur, un phénomène que l'on doit à la modification du sens olfactif. Le message transmis au cerveau est donc faussé.

Causes possibles de la cacosmie

La cacosmie désigne donc une perturbation de l'un des cinq sens : l'olfaction. Elle peut trouver son origine dans l'une des pathologies suivantes :

  • une perte de l'odorat, notamment dans le cas de la maladie de Kalmann-De Morsier ;
  • la présence de fentes olfactives, une malformation anatomique ;
  • le diabète ;
  • le méningiome olfactif, une tumeur intracrânienne ;
  • une intoxication à certains produits industriels, notamment dans le cas d'une émanation ;
  • la rhinite, qu'elle soit allergique (pollen, poils d'animaux, poussières, acariens, etc.) ou chronique non allergique (tabagisme, pollution, prise excessive de vasoconstricteur) ;
  • une sinusite y compris celle d'origine dentaire ;
  • la présence de polypes qui - selon leur localisation - peuvent affecter les fosses nasales ou les sinus ;
  • une dysfonction de la thyroïde tel que l'hypothyroïdie.

Cacosmie : symptômes

La personne qui souffre de cacosmie peut trouver désagréable une odeur agréable ou, au contraire, juger agréable une mauvaise odeur.

Cette modification de la perception des odeurs peut être subite ou progressive. Selon l'origine de la cacosmie, elle peut être ponctuelle ou durable.

Diagnostic et traitements de la cacosmie

La prise en charge de la cacosmie est possible. Pour prescrire un traitement adapté, le professionnel de santé doit tout d'abord identifier l'origine de ce trouble olfactif. Il procède :

  • En première intention à un examen clinique : interrogatoire du patient, recherche d'antécédents allergiques ou asthmatiques par exemple, type de retentissement professionnel et/ou social des symptômes.
  • En seconde intention, si nécessaire, à des examens complémentaires : examen des fosses nasales et plus généralement du nez, étude de la respiration nasale, IRM (Imagerie par Résonance Magnétique), scanner, prélèvements sanguins, tests cutanés permettant la recherche d'une allergie, cytologie. En présence d'une tumeur, une biopsie est effectuée.

Au vu des résultats, le professionnel de santé prescrit le traitement le plus approprié. Selon les cas, il peut s'agir d'un traitement médicamenteux ou d'un traitement homéopathique.

Si le patient est fumeur, un sevrage tabagique s'impose.