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Si on se base sur les travaux du neurophysiologique américain Paul Maclean (1913-2007), le cerveau reptilien (ou cerveau viscéral ou paléo cortex ou encore cerveau primitif) représente une partie du cerveau au même titre que le cerveau limbique (ou cerveau mammalien ou méso cortex) et le néo-cortex (ou cerveau supérieur).

Toutes les infos dans notre article.

Historique des parties du cerveau

Ce tableau vous présente l'historique des parties du cerveau chez les animaux :

Partie du cerveau

Période d'apparition

Fonctions principales

Cerveau reptilien (tronc cérébral et cervelet)

Il y a 500 millions d'années, chez les poissons.

Le cerveau reptilien gère les fonctions vitales de l'organisme : fréquence cardiaque, respiration, température corporelle, alimentation, reproduction…

Cerveau limbique (hippocampe, amygdale et hypothalamus)

Il y a 150 millions d'années chez les mammifères.

Fonctions plus avancées telles que la mémorisation de comportements agréables ou désagréables, ce qui se traduit par les émotions.

Néo-cortex (hémisphères cérébraux)

Il y a 2 ou 3 millions d'années chez les primates (genre Homo).

Cerveau le plus important chez l'humain, le néo-cortex gère le langage, la pensée abstraite, l'imagination, la conscience et il a des capacités d'apprentissage illimitées.

Cerveau reptilien : un cerveau archaïque

Le cerveau reptilien serait donc un cerveau ancestral, archaïque, mais indispensable aux besoins fondamentaux de l'organisme.

C'est lui qui assure :

  • la régulation des fonctions vitales : la respiration, la fréquence cardiaque, l'équilibre, la régulation de la température corporelle, etc. ;
  • les besoins naturels : l'alimentation, la reproduction, etc. ;
  • les comportements primitifs : instinct de survie en déclenchant certaines réactions comme l'agressivité ou la fuite, conservation de l'espèce, pulsions.

Certains animaux, les vertébrés inférieurs et les reptiles notamment, sont régis uniquement par ce cerveau, d'où son nom.

Contrairement aux autres cerveaux, le cerveau reptilien est insensible à l'expérience. Cela est dû au fait qu'il n'est doté que d'une mémoire à court terme qui ne lui permet pas de s'adapter, d'évoluer ou de se perfectionner. Ainsi, le cerveau reptilien agit (réagit, plutôt) de façon systématique, automatisée, stéréotypée, réflexe et très basique : telle stimulation→ telle réaction (par exemple : danger→fuite).

Le cerveau limbique, siège de nos émotions, de nos sentiments et de nos croyances, lui, est capable d'adaptations lentes. Quant au néo-cortex, il peut évoluer et se développer de façon spectaculaire.

Cerveau reptilien et noyau amygdalien

Bien que le cerveau reptilien soit archaïque, il est donc indispensable à la survie. Mais chez l'humain il n'assure pas seulement cette fonction.

En effet, une structure appartenant au cerveau reptilien, le noyau amygdalien, gère certaines réactions qui sont indispensables à la vie en société :

  • gestion de l'agressivité ;
  • notion de territoire ;
  • comportements et gestes automatiques : rituels, cérémonies, etc.

Troubles liés au cerveau reptilien

En cas de troubles liés au cerveau reptilien on pourra observer :

  • des attitudes compulsives (superstition et TOC notamment) ;
  • le besoin de se référer à une autorité supérieure ;
  • le besoin obsessionnel de cérémonials (religieux, culturels, traditionnels, etc.) bien cadrés.

Dans la mesure où ils sont incapables d'agir par eux-mêmes, les personnes qui sont sous la dépendance de leur cerveau reptilien sont facilement manipulables.

D'un point de vue moins négatif, leur besoin d'un référent externe et d'une autorité supérieure qui ne les oblige à aucune initiative personnelle leur convient parfaitement.

Le langage reptilien est l'imagerie mentale (il est directement connecté au nerf optique) et c'est à lui que s'adresse en grande partie la télévision qui anesthésie (« déconnecte ») le néo-cortex. Les publicités télévisuelles s'adressent principalement au cerveau reptilien en proposant des images liées aux besoins comme la nutrition ou la sexualité et qui sont alors vécus sur le mode compulsif. Le problème est qu'il est très difficile de s'en dégager puisque le cerveau reptilien n'évolue pas avec l'expérience.