Sommaire

Chez les enfants, quand les garçons et les filles découvrent leurs organes génitaux… l’un a un pénis et l’autre non. L’un a peur de le perdre tandis que l’autre en désire un. On vous en dit plus sur l’angoisse de castration.

Angoisse de castration : qu’est-ce que c’est ?

L’angoisse de castration correspond à la découverte de la différence des sexes chez l’enfant :

  • elle est un élément structural de la personnalité et se trouve étroitement liée avec la résolution de l’Œdipe (un concept central de la psychanalyse, qui se caractérise par le désir inconscient d’avoir un rapport sexuel avec le parent du sexe opposé) ;
  • elle se traduit par la peur de perdre le pénis chez les garçons ;
  • chez les filles, elle se définit par un sentiment de manque vis-à vis de ce pénis.

Angoisse de castration : qui est concerné ?

L’angoisse de castration concerne les enfants (garçons et filles) qui, comme l’a décrit Sigmund Freud, passent par différentes phases de développement sexuel (on parle de stades libidinaux) :

  • le stade oral ;
  • le stade anal ;
  • le stade phallique ;
  • le stade de latence ;
  • et le stade génital.

Quand il a 3 ou 4 ans, l’enfant découvre son sexe et manipule ses organes génitaux :

  • le garçon remarque peu à peu que sa mère ne possède pas de pénis, alors que lui en a un ;
  • d’abord il a tendance à nier ce fait, mais il l’accepte finalement et se met à avoir peur de perdre son propre pénis : c’est l’angoisse de castration ;
  • chez la petite fille, c’est différent, elle est jalouse de ne pas en avoir, elle a le désir de l’acquérir. Elle pense qu’un pénis va pousser, mais se demande jusqu’à quand elle devra l’attendre.