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Le raptus, en psychologie et en psychiatrie, est une impulsion, c’est à dire un désir soudain, impérieux, et parfois violent, de faire quelque chose. Il peut pousser la personne qui en souffre à faire un acte violent susceptible de la mettre en danger (suicide ou automutilations par exemple).

Toutes les infos dans notre article.

Qu'est-ce que le raptus ?

Le raptus est un désir soudain de passage à l’acte. C’est une impulsion explosive, souvent violente, à la limite de l’acte volontaire et du réflexe. Dans certains cas, il peut conduire à une agression meurtrière, un suicide, une automutilation, ou bien à la fuite.

La personne se met à changer brusquement de comportement sans parfois pouvoir le contrôler. Une envie forte s'empare d'elle et la pousse à passer à l’acte, sans mesurer les conséquences. Cette violente crise psychologique, appartient aux automatismes et peut être le symptôme d’une maladie mentale (schizophrénie, attaque de panique ou mélancolie par exemple).

Le raptus est une urgence, qu'il faut traiter avec sang-froid car la personne ne se rend pas toujours compte de ses actes. L'entourage doit alerter les secours et calmer la personne en faisant preuve d’une grande maîtrise de soi, sans céder à la panique, dans la mesure du possible.

Types de raptus

Le raptus peut survenir au cours de plusieurs maladies mentales et peut parfois la révéler. Il est plus fréquent chez l'adulte que chez l'enfant.

On distingue :

  • Le raptus anxieux qui se traduit souvent par une attaque de panique et une envie de fuir le plus vite possible.
  • Le raptus suicidaire qui se voit surtout chez les personnes atteintes de dépression ou de mélancolie. Il se traduit par une envie de suicide impérieuse et incontrôlable où la personne agit comme un robot pour mettre fin à ses jours.
  • Le raptus agressif qui peut se traduire par des envies de meurtre (comme dans la paranoïa par exemple) ou des envies d’automutilations (comme dans la personnalité borderline) où la personne s’inflige des scarifications ou des brulures.
  • Le raptus boulimique, c’est-à-dire l’envie irrépressible de nourriture qui s’accompagne souvent de vomissements.
  • Le raptus psychotique avec des idées délirantes et des hallucinations pouvant mener à l’automutilation ou au suicide.
  • Le raptus coléreux qui survient surtout chez les psychopathes avec une destruction soudaine de tout les objets qu’ils se trouvent autour.
  • Le raptus épileptique avec une gesticulation et une confusion.

Raptus : quelles caractéristiques ?

Tous les raptus ont les mêmes caractéristiques, même si le comportement final n’est pas le même car il peut mener vers l’agression, la fuite ou la destruction d’objets. Il s’agit :

  • d’une perte de contrôle de soi ;
  • d’une envie soudaine et impossible à raisonner ;
  • d’une attitude automatisée, « comme un robot » ;
  • d’un comportement réflexe ;
  • d’une absence totale de mesure des conséquences possibles de l’acte.

Que faire en cas de raptus ?

Dans un premier temps, il faut prévenir les secours ou un professionnel de santé. L’entourage doit rester calme et garder son sang froid pour aider la personne à ne pas passer à l’acte ou à se maitriser.

Le personnel de santé peut pratiquer en général une injection sédative en urgence pour calmer la crise. La personne est parfois contentionnée, c’est à dire attachée à un lit médical pour la calmer. Cette manœuvre peut être impressionnante pour l’entourage mais elle permet de protéger la personne d’elle-même.

Sur le long terme, la recherche de la maladie en cause est nécessaire pour adapter un traitement.  Il consiste la plupart du temps en une psychothérapie avec des séances de relaxation et un travail de maitrise de soi. Une hospitalisation et certains médicaments sont parfois nécessaires (antidépresseurs, anxiolytiques, antipsychotiques, régulateurs de l’humeur).

L'évolution est généralement bonne mais il existe un risque de rechute qu’il faut évaluer avec le psychiatre afin de ne pas mettre en danger l’entourage ni la personne concernée.