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De nombreuses personnes souffrent d’angoisse existentielle (ou « peur existentielle ») sans trouver de réelles solutions pour ne plus souffrir au quotidien.

N’étant pas causée par une situation précise ou un élément déclencheur, elle est d’autant plus difficile à traiter. Un point s'impose sur le sujet.

 

 

Qu’est-ce que l’angoisse existentielle ?

L’angoisse existentielle est difficile à repérer, il s’agit d’une peur ou d’une crainte pouvant survenir à n’importe quel moment. Elle se manifeste par un envahissement total de l’angoisse dans les pensées et parfois un comportement violent envers soi-même ou les autres.  

Contrairement aux autres angoisses déclenchées par des situations très précises comme la phobie par exemple, l’angoisse existentielle n’a pas d’élément déclencheur précis.

L’angoisse est déclenchée par des questions (souvent philosophiques) auxquelles la personne n’arrive pas répondre. Malgré tous les efforts mis en œuvre, les pensées sont tournées vers ces questions sans que la concentration puisse se faire sur d’autres choses. Cette véritable torture mentale provoque des attaques de paniques ou des raptus anxieux.

L’angoisse existentielle peut apparaître pour la première fois au cours d’un changement important dans la vie de la personne. Il peut s’agir d’une prise de conscience, d’une séparation, d’un deuil, d’une perte d'emploi ou bien d’un accident. C’est alors la peur de ce changement qui déclenche l’angoisse.

Cette peur trouve son origine dans l’histoire personnelle de la personne, son éducation, son enfance, sa gestion du stress et de ses émotions.

L’environnement a aussi un rôle important chez certaines personnes plus sensibles : les messages publicitaires, les actualités ou les faits divers peuvent influencer les questions existentielles et déclencher une réelle angoisse.

Signes et symptômes d’une angoisse existentielle

L’angoisse existentielle est la peur de l’avenir, de ce qui va se passer, de la mort, du changement ou de l’entourage. Elle est handicapante et empêche d’avancer, de se projeter et de s’épanouir.

Elle se déclenche souvent chez le jeune adulte, en particulier chez les personnes souffrant d’un manque de confiance en elles, et qui tentent, en vain, de contrôler leur vie. La personne s’enferme dans ses questions existentielles et n’arrive pas à lâcher prise.

Une angoisse existentielle se traduit par :

  • Des questions philosophiques existentielles qui tournent en boucle dans l’esprit de la personne (quel sens a ma vie ? pourquoi fais-je cela ?).
  • Une perte de contrôle sur ses pensées.
  • Un état de stress et de tension nerveuse important.
  • Des conséquences négatives sur la vie quotidienne dans les relations sociales, le travail ou avec la famille.
  • Dans certains cas une dépression ou une mélancolie, voire une addiction (alcoolisme, tabagisme, consommation de médicaments, toxicomanie).
  • Des attaques de panique et/ou des raptus.
  • Parfois, des crises de violence envers soi ou les autres.

Angoisse existentielle : comment la traiter ?

Dans un premier temps, une consultation auprès d’un psychologue ou un psychiatre (médecin spécialiste des maladies mentales) va permettre de distinguer l’angoisse existentielle d’une autre angoisse. Un travail sur le changement, accompagné par un professionnel de santé, permet aussi d’aider la personne à surmonter son angoisse existentielle.

Une psychothérapie est vivement encouragée pour aider la personne à se sortir de ses pensées envahissantes et éviter qu’elles ne deviennent dangereuses pour elle-même ou son entourage. Dans certains cas, la prescription de médicaments peut aider à reprendre confiance en soi et à lâcher prise pour se libérer de cette angoisse.

D’autres approches alternatives, comme le yoga, la méditation, ou encore la relaxation peuvent aussi aider à relativiser et prendre de la distance sur ses questions existentielles. L’observation de soi, de ses émotions et l’absence de jugement permet de comprendre son angoisse afin de la dépasser.