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L'arachnophobie n’est pas seulement la peur des araignées, mais aussi des autres arachnides comme les scorpions et les acariens.

Presque un français sur deux est concerné par cette peur à des degrés divers. Il existe pourtant de nombreuses façons de s’en débarrasser. Petit tour d'horizon.

Qu'est-ce que l’arachnophobie ?

L’arachnophobie est la plus fréquente des zoophobies (phobies des animaux). La plupart des espèces d'araignées sont inoffensives pour l'être humain mais peuvent déclencher chez certaines personnes une peur irraisonnée et intense, voire une attaque de panique.

La peur est une réaction utile qui permet de se protéger face au danger. L’arachnophobie est un dérèglement du mécanisme de la peur qui provoque une réaction démesurée et incontrôlable :

  • La simple vue de l’araignée provoque une anxiété, des difficultés à respirer, des palpations, voire des vertiges et une crise de panique.
  • L’anticipation prend la place des pensées et peut devenir un handicap dans la vie quotidienne.

Cependant, cette peur des araignées a des degrés d’intensité différents selon les personnes. Tant qu’elle ne gâche pas le quotidien, il est possible de dissiper son angoisse par quelques moyens simples.

Si par contre elle bouleverse la vie sociale, limite les activités ou que la simple photo d’une araignée déclenche des symptômes d’anxiété, il s’agit d’une véritable phobie qui nécessite un traitement spécialisé.

Arachnophobie : causes et symptômes

L’arachnophobie apparaît souvent dans la petite enfance et peut se transmettre dans une famille. Il existe plusieurs explications :

  • Il s’agit d’une peur commune à l’humanité, lorsque les araignées étaient potentiellement mortelles. Tout comme les peurs naturelles (l'obscurité, les serpents ou la peur du vide), elle permettait de survivre dans un milieu alors hostile.
  • L’aspect culturel est aussi important : cinéma, télévision ou publicités véhiculent la peur des arachnides. Depuis le Moyen-Âge, l’idée que les araignées, les cafards ou les limaces puissent transmettre des maladies a pu augmenter l’arachnophobie.
  • Une expérience malheureuse, suite à une rencontre traumatique ou une morsure douloureuse peut aussi déclencher une véritable phobie.

L'arachnophobie cause des symptômes variables selon l'intensité de la peur et selon la personne. La phobie n’est pas liée à la morsure, mais à la présence de l’animal et à l’anticipation de cette morsure. Dans certains cas de phobie grave, même la simple photo de l’animal peut déclencher des symptômes.

La phobie se caractérise par une réaction de stress en présence ou lors de l’anticipation de la présence d’une araignée :

  • Sentiment de panique, envie de fuir.
  • Cris, sueur, augmentation de la respiration, douleur dans la poitrine, perte des urines, maux de tête et parfois perte de connaissance.
  • Paralysie avec impossibilité de faire quoique ce soit.
  • Crise de panique.

L’anticipation de la peur peut aussi entraîner des conséquences sociales avec un repli sur soi et une limitation de ses activités. Dans certains cas très graves, une anxiété permanente ou une dépression peuvent s’installer.

Que faire en cas d’arachnophobie ?

En cas d'arachnophobie simple, c’est-à-dire sans symptômes très intenses mais avec une peur certaine, il est recommandé de se confronter avec l’animal pour apprivoiser son angoisse. L’exposition progressive, à son propre rythme (en visitant un zoo par exemple), et la documentation, permettent de réduire la peur de cet animal inconnu et mystérieux.

Parmi les 35 000 espèces d'araignées dans le monde, dont 1 500 en France, seule une centaine d’espèces sont réellement dangereuses pour l’homme et presque toutes vivent dans les régions tropicales.

En cas de phobie importante avec des symptômes handicapants, différentes techniques d'exposition à l’arachnide issues de la thérapie cognitivo-comportementale, permettent de réduire la peur dans la plupart des cas :

  • La désensibilisation systématique, c’est-à-dire l'exposition progressive à l’araignée et l’apprentissage de techniques de relaxation. Au départ, il s’agit d'imaginer la scène puis de se relaxer, en progressant vers des scènes de plus en plus angoissantes. Le thérapeute interrompt ou revient en arrière si l'anxiété est trop importante.
  • L'exposition in vivo, c’est-à-dire avec une araignée vivante ou en réalité virtuelle.
  • La thérapie centrée sur le souvenir traumatique en amenant la personne à raconter son expérience douloureuse plusieurs fois pour évacuer l’émotion. Cela permet de dédramatiser l’expérience et de diminuer l’angoisse.

L’hypnose, la sophrologie ou la relaxation permettent aussi de diminuer l’angoisse en cas de confrontation ou d’anticipation de la présence de l’animal.