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Un état de choc (émotionnel ou psychologique) apparaît lorsqu’un évènement inattendu vient interrompre brutalement la vie d’une personne. Il peut s’agir d’une mauvaise nouvelle, du décès d’un proche ou d’une catastrophe naturelle. L’état de choc ne dépend pas de l’évènement en lui-même mais de la façon dont il est perçu.  

Toutes les infos dans notre article.

Qu’est-ce qu’un état de choc ?

L’état de choc se manifeste différemment selon la personnalité et l’histoire personnelle. Il apparaît suite à un évènement vécu comme traumatisant par la personne car il est inattendu, soudain et fort sur le plan émotionnel. Un même évènement ne provoque pas toujours la même réaction. L’état de choc n’est donc pas lié à l’évènement en lui-même mais à la réponse émotionnelle de la personne.

De nombreux évènements traumatisants peuvent provoquer un état de choc. Il peut s’agir :

  • d’un vol ;
  • d’une agression ;
  • d’un décès ;
  • d’un licenciement ;
  • d’une rupture amoureuse ;
  • d’un accident de voiture ;
  • ou bien d’un incendie.

La personne en est la victime directe ou bien le témoin. Tout évènement incontrôlable qui sera vécu comme inattendu et en rupture et avec le quotidien peut provoquer un état de choc.

La façon dont réagit la personne à un tel évènement est imprévisible. Elle peut se mettre à fuir, se sentir paralysée, perdre connaissance ou encore faire des gestes tout à fait inadaptés à la situation (rire de façon incontrôlée par exemple). L’évènement la plonge dans un état de stress intense qui la submerge. N’importe qui peut vivre un état de choc, sans qu’il n’y ait de lien avec une force ou une faiblesse de caractère.

État de choc : quels symptômes ?

L’état de choc dure en général quelques minutes, quelques heures, voire plusieurs jours dans certains cas. Le corps réagit très vite en libérant une grande quantité d’hormones du stress qui peuvent provoquer des symptômes différents :

  • L’immobilité : la personne se fige pendant quelques secondes ou quelques minutes parfois.
  • La fuite : le rythme cardiaque et la respiration s’accélèrent. La personne s’agite, crie, court ou s’enfuit.
  • Les réactions inadaptées : certaines personnes peuvent se sentir désorientées, délirantes, ou agir de façon inadaptée à la situation. C’est une réaction psychologique involontaire pour « protéger » la personne de la violence qu’elle vient de subir.

Dans les minutes, les heures ou les jours qui suivent, le choc émotionnel se manifeste par d’autres symptômes :

  • des pleurs, une grande tristesse et un état de désespoir ;
  • une anxiété, une peur, des angoisses et un sentiment d’insécurité ;
  • un déni et une colère ;
  • la reviviscence de l’évènement sous forme de flashs ;
  • des troubles du sommeil (insomnie, cauchemars) ;
  • une perte des repères et du sens de la vie ;
  • une grande fatigue ;
  • des douleurs physiques ;
  • des difficultés de concentration et de mémorisation ;
  • une culpabilité et une honte.

L’évolution et les symptômes de l‘état de choc sont variables d’une personne à l’autre. Il peut parfois engendrer un véritable État de Stress Post-traumatique (ESPT), une dépression ou des consommations d’alcool et de drogues, dans les semaines et les mois qui suivent.

Que faire en cas d’état de choc ?

Dans un premier temps, lorsque l’état de choc survient, il est important de se faire aider et de ne pas rester seul. Les émotions sont souvent bloquées ou très intense à ce moment. Parler de ce que l’on ressent, exprimer sa colère ou sa tristesse, permet de soulager la personne et de limiter l’impact de l’état de choc.

Par la suite, un travail psychologique personnel plus ou moins long, est nécessaire pour récupérer d’un état de choc et retrouver une certaine sécurité. Un accompagnement par un professionnel de santé est souvent recommandé, surtout si l’état de choc a des conséquences sur la vie quotidienne. La Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC) et l’EMDR sont particulièrement utiles.