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La phobie des oiseaux prend le nom d’ornitophobie. Elle est beaucoup moins fréquente que la simple peur des oiseaux qui est moins maladive et moins souffrante que la phobie proprement dite. Découvrons tout ce qu’il y a à savoir sur l’ornitophobie !

Ornitophobie : une phobie handicapante

Comme toutes les phobies, la phobie des oiseaux est incontrôlable. La présence d’oiseaux entraîne une peur panique qui est très handicapante tant la présence d’oiseaux est fréquente dans notre environnement.

L’ornitophobie est aussi difficile à vivre dans la mesure où l’entourage comprend mal cette phobie qui est peu commune (ce n’est par exemple pas le cas avec les araignées qui est une peur plus fréquente qu’ont la plupart des gens).

Ainsi, les personnes ornitophobiques se sentent généralement incomprises, d’autant qu’elles sont souvent raillées, accusées de « faire du cinéma ».

Caractéristiques de l’ornitophobie

La phobie des oiseaux peut concerner des oiseaux en particulier, par exemple les pigeons, les corbeaux ou même les poules (ou volailles en général). Il arrive également que certaines personnes redoutent les plumes, le bec ou les serres des oiseaux. D’autres craignent les maladies qu’ils pourraient véhiculer (pensons à la grippe aviaire), à tort ou à raison.

Naturellement, la personne ornitophobique fera tout son possible pour éviter de se trouver à proximité d’oiseaux, ce qui peut poser problème :

  • Cela implique entre autres d’éviter les ballades dans la nature, dans les parcs, à la plage (pour éviter les mouettes), les pique-niques, de ne pas s’asseoir en terrasse, etc.
  • Même les déplacements en ville sont rendus compliqués avec la présence des pigeons (ils sont plus de 100 000 à Paris mais moitié moins dans les autres grandes villes de France).

Il arrive aussi que les personnes qui souffrent d’ornitophobie soient incapables de passer au rayon boucherie de leur supermarché de peur de se trouver en présence de volailles, bien qu’elles soient mortes. De même, les odeurs de rôtisserie qui font saliver la plupart des gens peuvent réactiver la peur et donner envie de vomir aux ornitophobiques.

Phobie des oiseaux : quels symptômes connus ?

L’ornitophobique, s’il se trouve en présence d’oiseaux, va présenter les symptômes typiques de la crise de phobie avec un stress incontrôlable, une panique, une angoisse profonde, etc.

Généralement, cette crise se traduit par des réactions physiques telles qu’une accélération du rythme cardiaque ou des sueurs froides. La personne peut se sentir pétrifiée ou au contraire prendre ses jambes à son cou.

Traitement de l’ornitophobie

TCC : pour lutter contre la phobie des oiseaux

Comme la majorité des phobies, l’ornitophobie réagit assez bien aux thérapies cognitivo-comportementales (TCC) :

  • Le traitement consiste dans un premier temps à comprendre l’origine de la phobie et à identifier les croyances concernant les oiseaux.
  • Il s’agit ensuite de restructurer ces croyances nécessairement subjectives en les remplaçant par des pensées objectives afin que le rapport aux oiseaux ne soit plus autant source d’angoisse.
  • Dans un second temps, le patient s’exposera de façon très progressive aux oiseaux, d'abord en imagination ou virtuellement, puis, par étapes, arriver à des mises en situation réelles. Il s’agit pour l’ornitophobique d’apprendre à ne plus systématiquement fuir les oiseaux.

Dans la mesure où le patient est volontaire, quelques mois de traitement permettent de se débarrasser de cette phobie.

Ornitophobie : autres approches

D’autres approches existent et peuvent être profitables aux personnes qui souffrent d’ornitophobie. L’hypnose ericksonienne peut donner de bons résultats, de même que la PNL.

Si vous connaissez l’origine du traumatisme initial, un traitement en EMDR sera certainement très efficace.