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La vengeance et une émotion. En cherchant à punir, la victime souhaite faire souffrir l’auteur de sa propre souffrance. Autrefois acte de justice, au moment de la Loi du Talion, la façon de se venger est à présent remise en question, car elle provoque un sentiment de remord et de tristesse qui empêche la victime de passer à autre chose. Pourtant, il est possible de transformer son désir de vengeance en quelque chose de positif. Faisons le point ensemble.

Vengeance : la définir

La vengeance est une émotion plutôt négative, ressentie par quelqu’un qui se sent offensé et qui souhaite voir l’auteur de son préjudice souffrir tout autant.

Il s’agit d’un mécanisme de défense primitif et naturel. La vengeance est souvent pulsionnelle et non réfléchie.

Même si l’adage veut que « la vengeance soit un plat qui se mange froid », c’est-à-dire qu’il faut attendre avant de se venger, et surtout réfléchir, la vengeance consume et ronge pendant des mois, voire des années. Elle immobilise la personne dans la violence et l’empêche de pardonner ou d’avancer.

La vengeance peut apparaître dans de nombreux contextes. Il faut toujours un élément déclencheur qui affecte émotionnellement : une trahison, une tromperie, une agression, une humiliation, une injustice, une séparation, une défaite.

La vengeance naît dans la colère et l’injustice qui entraînent la volonté d’une réparation. La personne blessée ne souhaite pas oublier ou pardonner. Elle entretient donc l’espoir de se venger, et de se libérer de sa souffrance en provoquant la même douleur à l’autre.

Vengeance :

La vengeance est une émotion normale lors d’un préjudice ressenti. Elle apporte certains bienfaits :

  • Elle soulage temporairement la souffrance.
  • Elle permet de se sentir plus léger, se libérer d’un poids.
  • Elle redonne confiance en soi et cherche le respect de l’autre.
  • Elle donne l'opportunité de faire justice soi-même.
  • Elle donne un sentiment de toute-puissance et de plaisir passager.

Cependant, l’idée qu’elle pourrait soulager les souffrances est remise en question. Au contraire, la vengeance et la volonté de faire justice soi-même, entraînent des ruminations anxieuses importantes et invalidantes. La tristesse, le regret et la frustration apparaissent bien souvent après la vengeance.

Contrairement au pardon, la recherche de vengeance personnelle empêche de passer à autre chose et de se sentir mieux. Seule la justice par un juge neutre permet d’être reconnue comme victime, et surtout, de punir l’auteur pour son comportement.

Gérer ses envies de vengeance

La vengeance soulage de façon temporaire. Elle permet de se libérer d’un poids, mais le regret, la tristesse et la souffrance réapparaissent rapidement. La vengeance empêche de faire le deuil de cette souffrance, elle fixe la personne dans ce souvenir douloureux. La plaie reste ouverte, la colère et l’humiliation intactes.

Pourtant, la vengeance est un sentiment qui peut être transformé en quelque chose de positif. Après avoir identifié sa colère et sa souffrance, il faut prendre le temps de transformer cette énergie. Elle permet alors de :

  • s’affirmer et se sentir fier ;
  • chercher la revanche plutôt que la vengeance ;
  • s’affirmer et prendre confiance en soi ;
  • se sentir plus fort ;
  • aller de l’avant et réaliser ses projets.

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