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L’asexualité et l’inverse de la sexualité, c’est-à-dire l’absence attirance et d’attrait pour l’activité sexuelle. Environ 1 % de la population serait asexuel. Il ne s’agit pas d’un trouble sexuel, d’une maladie ni d’un trouble psychologique. Il s’agit plutôt d’un mode de vie qui interroge souvent l’entourage et la société.

Asexualité : définition

L’asexualité est l'absence de désir et d'attirance pour l'activité sexuelle.

Contrairement à l’abstinence, l’asexualité n’a aucune connotation religieuse ou culturelle. Il ne s’agit pas non plus d’un problème sexuel de type hormonal, ni d’une frigidité, ou encore d’un psychotraumatisme comme des antécédents de violences sexuelles.

L’asexuel ne ressent aucun désir sexuel, ni pour l’homme, ni pour la femme. En revanche, il peut ressentir des envies parfois assouvies par la masturbation, sans jamais avoir de désir pour une autre personne. Les asexuels sont plutôt indifférents de façon générale à la sexualité. Il ne juge pas à la sexualité des autres et cela ne les dérange pas.

Ce rapport plutôt neutre à la sexualité n’empêche pas certains asexuels d’avoir une vie amoureuse. Il leur est possible de ressentir des émotions et même d’avoir une vie de couple. Certains ont recours à l’acte sexuel pour avoir des enfants, mais ne ressentent aucune envie ni aucun plaisir.

Quelles sont les caractéristiques de l’asexualité ?

L'asexualité n’est jamais choisie, contrairement à l’abstinence par exemple, ni subie, contrairement à la frigidité ou aux problèmes hormonaux. Elle se caractérise par :

  • une indifférence quant à l’acte sexuel avec une autre personne, que ce soit un homme ou une femme ;
  • une absence de désir en général, ou bien uniquement pour la masturbation ;
  • la possibilité de ressentir des émotions ou de l'amour pour une autre personne, sans jamais avoir de désir sexuel.

L’asexuel ne ressent pas de souffrance vis-à-vis de cette absence de sexualité. Si c’est le cas, c’est qu’il ne s’agit pas d’asexualité, mais d’un autre trouble psychologique ou physique.

Quelles sont les conséquences de l’asexualité sur la vie sociale ?

L’asexualité interroge souvent l'entourage qui ne comprend pas cette absence de sexualité. La personne asexuelle peut parfois être perçue comme bizarre, différente, ou ayant un problème psychologique ou physique. Les conséquences sur la vie sociale sont multiples : isolement, solitude, repli sur soi, honte, invention d’une sexualité, souffrance morale liée à l’incompréhension de son entourage.

Pour ne pas avoir à se justifier, certains asexuels vont jusqu’à s’inventer des relations de couple. Ce n'est pas l'absence de sexualité en elle-même qui peut mener à une souffrance ou un mal-être psychologique, mais bien le regard de l’entourage.

Afin de lutter contre les préjugés, des associations d’asexuels telles que l'AVA, l'Association pour la Visibilité de l'Asexualité, se sont créées pour aider les personnes à s'identifier et à s’assumer comme une identité sexuelle à part entière. Elles sont très actives pour faire reconnaître l’asexualité comme une façon de vivre à part entière et surtout pour aider les asexuels à sortir de l’ombre.