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Le syndrome de conversion, aussi appelé « hystérie de conversion », est un trouble psychologique plutôt rare (moins d’un cas sur 10000 personnes). Il se traduit par des troubles neurologiques d’apparition brutale, dont la cause est psychologique. Il nécessite une prise en charge spécialisée, souvent longue, pour être sûr d’écarter toute cause physique.

Syndrome de conversion : définition de l'hystérie de conversion

Le syndrome de conversion est un trouble psychologique qui se traduit par l’apparition soudaine d’un symptôme neurologique (perte de motricité, paralysie, perte de connaissance, ou épilepsie par exemple). Même si aucune cause physique n’est retrouvée, le symptôme est bien réel. Il peut apparaître chez l’enfant de plus de 10 ans et chez l’adulte. Il est 2 à 10 fois plus fréquent chez les femmes.

Le début du syndrome de conversion est généralement soudain. Les symptômes inquiètent l’entourage et le corps médical qui ne trouve aucune cause physique malgré tous les examens complémentaires. Il touche plutôt les personnalités introverties qui ont du mal à exprimer leurs émotions et leur anxiété par la parole. Le corps exprime alors le mal-être où la souffrance psychologique ressentie.

Il faut souvent du temps pour conclure à un syndrome de conversion afin d’être sûr de ne pas passer à côté d’une maladie physique. Ce délai peut retarder la prise en charge et prolonger les symptômes de façon handicapante.

Symptômes du syndrome de conversion

Les symptômes du syndrome de conversion apparaissent pratiquement toujours de façon brutale :

  • troubles moteurs ;
  • paralysie d’une partie du corps (bras, jambes) ;
  • tremblements ou épilepsie ;
  • fourmillements ;
  • aphonie (impossibilité de parler) ou mutisme ;
  • troubles de l’équilibre ;
  • troubles de la marche ;
  • troubles de la coordination ;
  • perte du toucher ou de l’audition ;
  • sensibilité modifiée à la douleur ;
  • perte de la vue ou vision double ;
  • pertes de connaissance et malaises ;
  • hallucinations ;
  • effondrement des capacités intellectuelles.

Les symptômes sont très variables selon les individus et peuvent s’installer pour une durée plus ou moins longue. En général, ils perdurent plusieurs mois, le temps de faire tous les examens physiques nécessaires et que la personne comprenne qu’il s’agit d’une cause psychologique.

Diagnostic et traitement du syndrome de conversion

Le diagnostic du syndrome de conversion ne se fait qu’après avoir réalisé tous les examens physiques nécessaires pour écarter une cause neurologique. Il peut s’agir d’un scanner, d’une IRM, d’un électroencéphalogramme ou d’une prise de sang.

Dans un premier temps, afin de traiter le syndrome de conversion, il convient de réaliser tous les examens physiques possibles pour être sûr d’éliminer une cause neurologique. Lorsque tous les examens physiques sont normaux, on envisage le diagnostic de syndrome de conversion et une prise en charge spécialisée en psychiatrie.

Une psychothérapie avec un psychologue et/ou un psychiatre est nécessaire dans un premier temps pour aider la personne à comprendre qu’il s’agit de l’expression corporelle d’un mal-être psychologique. Certains préconisent d’hospitaliser la personne victime du trouble de conversion afin de l’isoler de son environnement habituel pendant un certain temps et de lui permettre d’exprimer par la parole ce qui se passe pour elle.

Des traitements médicamenteux, comme les anxiolytiques, sont parfois utilisés, et même des médicaments placebo (sans principe actif) dans certains cas. Le traitement est souvent très long et durent plusieurs années.