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L'être humain est le seul à avoir la capacité de pleurer dans de nombreuses situations émotionnelles. Les larmes sont très utiles, à la fois sur le plan physique et psychologique. Dans certains cas, lorsque les pleurs deviennent trop fréquents, il est important de se poser la question d'une maladie mentale plus profonde. Un point s'impose sur le sujet.

Pourquoi pleure-t-on ?

Pleurer est un phénomène à la fois physique et psychologique qui consiste à verser des larmes de façon incontrôlée. La plupart du temps, les pleurs apparaissent dans un contexte émotionnel particulier. Il peut s'agir par exemple :

  • d'une tristesse profonde (deuil, séparation, ou perte par exemple) ;
  • d'une douleur violente, physique ou psychologique (choc émotionnel ou physique par exemple) ;
  • d'un fou rire ;
  • d'un moment émouvant (discours ou film par exemple) ;
  • d'une colère.

Pratiquement toutes les émotions peuvent engendrer des pleurs par l’activation du système nerveux parasympathique. Ce dernier déclenche les larmes de façon réflexe qui apportent ensuite un soulagement et une détente. Dans certains cas, la sécrétion des hormones de stress engendre une sensation de nœud à l’estomac et de gorge serrée en plus des pleurs.

Caractéristiques des pleurs

Pleurer ne se résume pas uniquement à sécréter des larmes. Les yeux s’hydratent et nourrissent la cornée par des larmes de lubrification contrôlées par les hormones. Dans le cas des pleurs, les larmes sont une sécrétion réflexe qui dépendent de la glande lacrymale, en réponse à une émotion.

Les pleurs sont très utiles dans chaque réaction instinctive de survie comme la faim, la peur, ou l'agressivité. Il n’existe pas de différence entre les larmes de tristesse ou de joie. Dans tous les cas, peu importe l’émotion, les larmes aident la personne à retrouver un équilibre psychologique.

D’après certaines études, les femmes pleurent 5 fois plus que les hommes. La gestion hormonale des pleurs, en particulier par les œstrogènes, peut expliquer cette différence. De même, l’influence culturelle et l’éducation a un impact sur les pleurs.

Pleurs : bienfaits et troubles associés

Pleurer apporte beaucoup de bienfaits :

  • évacuation physique des émotions ;
  • signal de danger ;
  • attention des autres, demande de réconfort ;
  • communication non verbale ;
  • diminution de l’anxiété et du stress ;
  • libération des tensions.

Chez l'enfant, en particulier le nourrisson, les pleurs et les larmes sont un mode de communication pour signaler leurs besoins. Il peut s’agir de la faim d’une douleur, ou d’une émotion. Cette réaction primitive est en réalité un réflexe de protection. Les pleurs engendrent une aide et la protection de l’entourage.

Dans certains cas, les pleurs sont associés à des troubles psychologiques particuliers qui nécessitent une prise en charge psychologique ou psychiatrique :

  • dépression, mélancolie, idées suicidaires ;
  • détresse psychologique, mal-être, souffrance ;
  • anxiété, attaques de panique, phobies, angoisses ;
  • surmenage, burn-out ;
  • troubles de la personnalité (états limites ou borderline par exemple).

Lorsque pleurer devient fréquent, engendre une souffrance morale, ou des difficultés relationnelles, il est essentiel de consulter un professionnel afin de rechercher une maladie mentale. Les pleurs peuvent montrer la souffrance émotionnelle, et alerter sur un mal-être plus profond.

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