Sommaire

L’ophiophobie, ou la peur des serpents, est très répandue dans la population générale. Cette phobie particulière appartient aux zoophobies et serait l’une des plus anciennes. Lorsque ses conséquences deviennent trop envahissantes, et empêchent la personne de faire certaines activités, une thérapie peut être nécessaire afin de surmonter sa peur. Zoom sur l'ophiophobie et ses caractéristiques.

Ophiophobie : caractéristiques

Origine

L’ophiophobie, du grec ancien « ophis », qui signifie serpent, et de « phobos », qui signifie la peur, est la peur irrationnelle de voir, ou de toucher un serpent. Dans tous les cas, l'évocation de cet animal provoque une anxiété et une angoisse pouvant aller jusqu’à l’attaque de panique, ou la perte de connaissance.

Cette phobie très répandue, autant chez les hommes que chez les femmes, et à tout âge, trouve son origine dans l’évolution de l’être humain. Les serpents venimeux constituaient un danger immédiat et parfois mortel pour les hommes préhistoriques.

Même si les chances de rencontrer un tel serpent sont maintenant quasiment nulle en Occident, cette peur ancestrale est restée active chez la plupart des gens. Dans certains cas, il s’agit d’une rencontre traumatisante avec un serpent, en particulier pendant l’enfance.

Propriétés

L’ophiophobie est plus ou moins intense selon les personnes. Comme pour toutes les phobies, elle se caractérise par une angoisse, une paralysie, un mal-être, une envie de fuir ou une perte de connaissance en présence d’un serpent réel, en photo ou dans un film, une anxiété d’anticipation et des conduites d’évitement.

Conséquences de l’ophiophobie

Les symptômes sont plus ou moins importants selon la gravité de la phobie. Dans certains cas, il est possible de garder le contrôle de soi-même, même s’il ne s’agit pas d’un moment agréable. Pour d’autres personnes, il est impossible d'envisager, même en photo, de rencontrer un serpent. Cette peur intense et irrationnelle peut devenir une obsession de chaque instant.

En fonction du degré de la phobie, les conséquences de l’ophiophobie sont plus ou moins importantes dans la vie quotidienne :

  • évitement des lieux de rencontre possibles des serpents, comme par exemple les zoos ou la forêt ;
  • impossibilité de regarder des films ou des photos de serpent ;
  • repli sur soi, évitement des relations sociales, ou des lieux publics ;
  • conviction délirante de pouvoir rencontrer un serpent à n’importe quel moment.
  • anxiété d’anticipation pouvant aller jusqu’à l’attaque de panique, et à l’angoisse.

Dans certains cas particulièrement graves, l’ophiophobie peut engendrer des conséquences dans tous les domaines de la vie quotidienne. Il peut s’agir de troubles du sommeil, de l’appétit, de problème familiaux, ou professionnels. Cette phobie obsédante, peut avoir des conséquences sur l’entourage qui ne comprend pas cette peur irrationnelle.

Ophiophobie : troubles associés

L’ophiophobie peut être associée à certains troubles, en particulier lorsqu'elle est très intense, et qu’elle a des conséquences sur la vie quotidienne et le fonctionnement en général. Il peut s’agir :

  • de troubles anxieux, d'une angoisse, d'attaques de panique, d'une association à d’autres phobies comme l’herpétophobie par exemple (peur des reptiles) ;
  • d'une dépression, d'idées suicidaires, de suicide ;
  • de troubles délirants, de paranoïa, de psychose ;
  • d'un psychotraumatisme ;
  • d'addictions.

Dans tous les cas, lorsque l’ophiophobie devient trop envahissante, et qu’elle empêche la personne de se sentir libre de ses activités et de ses relations, il est essentiel de consulter un professionnel de la santé. Une psychothérapie, en particulier la thérapie cognitivo-comportemental, permet de se familiariser progressivement avec l’animal, et de vaincre sa peur. Lorsque des troubles mentaux sont associés, une prise en charge psychiatrique est nécessaire, avec un traitement médicamenteux.