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La pudeur est une propension à se retenir ou à cacher certaines parties de son corps, voire des pensées. Elle permet de ne pas blesser ou de paraître indécent. Contrairement à l’exhibitionniste, le pudique cache sa sexualité, son désir, ou son corps, pour des raisons morales, culturelles ou religieuses par exemple. Tout ce qu'il faut savoir sur le sujet, dans la suite de notre article.

Pudeur : la définition

La pudeur est le fait de ne pas vouloir se dévoiler sur le plan physique, ou intellectuel. Il peut aussi s’agir de la gêne éprouvée devant tout ce qui peut être indécent, personnel ou sexuel. Elle apparaît vers l’âge de 3 à 5 ans.

De façon générale, la pudeur protège de tout ce qui peut porter atteinte à la dignité personnelle, au respect de soi-même et des autres.

La pudeur se définit en fonction des convenances et des règles d’une société donnée. Elle évolue à travers les siècles et les cultures.

Une personne pudique dissimule de façon volontaire certaines parties de son corps, des pensées, ou des vulnérabilités qui pourraient être perçues comme indécentes. C'est un sentiment qui se caractérise par une discrétion, une retenue, une réserve, une honte, une délicatesse.

Dans la plupart des cas, la personne s’autocensure, et s’empêche de dire ou de faire quelque chose qui peut la dévoiler, blesser la modestie, la décence ou la délicatesse.

N’importe quelle partie du corps peut être l’objet d’une pudeur. Que ce soit les organes génitaux, les poils ou la poitrine, cacher, ou se retenir de montrer son physique, constitue un garde-fou sexuel qui se construit au moment de l’adolescence, et persiste à l'âge adulte.

Atouts et inconvénients de la pudeur

La pudeur varie en fonction des époques, des lieux et des sociétés. Se retenir, se sentir gêné ou honteux de ce qui peut éventuellement choquer la décence, a pourtant certains atouts : protection, respect, confiance, intimité, décence, modestie.

Dans certains cas, la pudeur peut avoir des connotations négatives qui peuvent poser problème au quotidien, lors des relations avec les autres, des relations intimes ou de couple par exemple : honte ou gêne, manque de confiance en soi, conséquences sur la sexualité, repli sur soi, tristesse, dépression.

Troubles associés à la pudeur

La pudeur peut être associée à certains troubles lorsqu'elle envahit la vie quotidienne et empêche la personne de fonctionner normalement. Il peut s'agir par exemple de :

  • troubles sexuels, problèmes de libido ;
  • trouble anxieux, agoraphobie, anxiété sociale ;
  • dépression, repli sur soi, isolement ;
  • perte de la confiance en soi, honte ;
  • mauvaise estime de soi, dévalorisation, complexes ;
  • psychotraumatisme.

Comme tous les sentiments, la pudeur fait partie de la vie et du bien-être. Pour cela, il est important d’avoir un équilibre, et de savoir lâcher prise, ou de se dévoiler dans certaines circonstances, en particulier lors de la sexualité.

La question de la pudeur excessive

Lorsque la pudeur devient une obsession, qu’elle envahit les pensées, ou engendre un sentiment de honte trop important, on parle de « pudeur excessive ». Elle peut survenir suite à un traumatisme, une humiliation, une comparaison, ou un manque de confiance en soi et peut devenir problématique.

Elle nécessite alors une psychothérapie par un psychologue ou un psychiatre :

Une psychothérapie orientée sur l'amélioration de la confiance en soi et l'amour propre permet de surmonter sa pudeur progressivement. Apprendre à accepter les compliments, valoriser ses atouts, et être soi-même permet de lâcher prise et de se libérer.

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