Traitement du Trouble du Déficit de l'Attention (TDA)

Sommaire

Le traitement du Trouble du Déficit de l'Attention (TDA) de l’enfant, qu'il soit avec ou sans hyperactivité, combine à la fois un traitement médicamenteux et une prise en charge psychologique et psychiatrique. Une adaptation de la scolarité, de la vie de famille et des activités extra-scolaires aident ces enfants à se canaliser et à avoir des rapports plus faciles avec les autres. Le point tout de suite sur le traitement de l'hyperactivité !

Traitement de l'hyperactivité : le contexte autour du TDA

Lorsque le diagnostic de TDA avec ou sans hyperactivité de l’enfant a été fait par un pédopsychiatre, une prise en charge personnalisée est proposée. Elle combine à la fois :

  • une aide médicamenteuse par des psychostimulants, principalement des amphétamines ;
  • une psychothérapie avec un psychologue et un psychiatre ;
  • une aide de l’entourage et de la famille ;
  • une adaptation de la scolarité.

Dans certains cas, il est nécessaire de compléter la prise en charge par des hospitalisations régulières en hôpital de jour, ainsi qu’une rééducation orthophonique ou psychomotrice.

Les soins de l’enfant hyperactif sont coordonnés par un psychiatre traitant, soit en libéral, en CMP, ou bien à l’hôpital. Un suivi régulier, souvent hebdomadaire, est nécessaire pour évaluer l’évolution des symptômes et la prise en charge.

Qu'avez-vous pensé de la vidéo ?  

Caractéristiques du traitement de l'hyperactivité

Le traitement du TDA se caractérise par un traitement médicamenteux et une psychothérapie. Le traitement médicamenteux est en général un psychostimulant comme une amphétamine qui ne peut être prescrit qu’à partir de l’âge de 6 ans.

Paradoxalement, chez l’enfant hyperactif, ce genre de médicaments va permettre d'apaiser et de calmer. Plusieurs médicaments sont disponibles sur prescription médicale :

  • la Ritaline® (efficace chez seulement 70 % des enfants) ;
  • le Concerta® ;
  • le Strattera® (qui n’est pas une amphétamine) ;
  • certains antidépresseurs après avis du pédopsychiatre.

En plus du traitement médicamenteux, une psychothérapie est nécessaire pour aider l’enfant à comprendre et gérer ses symptômes. Les thérapies cognitives et comportementales ou familiales sont particulièrement adaptées à ce trouble. Elles permettent à l’enfant d’apprendre à contrôler ses émotions, à se calmer et à se concentrer.

L'implication de l'entourage en cas d'hyperactivité

L’entourage (famille, amis, école) a un rôle essentiel dans le traitement du TDA. Il permet d’évaluer la gravité des symptômes, la présence d’effets secondaires, et l’efficacité du traitement. Il doit pouvoir parler régulièrement avec le pédopsychiatre qui coordonne les soins de ce qu’il se passe à la maison, à l’école, ou lors des activités à l’extérieur.

Intégrer l'entourage, surtout la famille proche et l’école à la psychothérapie apporte beaucoup de bienfaits dans le traitement. Cela permet à la fois d’alerter en cas de difficultés, mais aussi de faire part des progrès de l’enfant. Se savoir compris et soutenu est essentiel dans son traitement.

(un dispositif national gratuit et confidentiel d'écoute, d'information et d'accompagnement) a été mise en place pour venir en aide aux personnes autistes et à leur entourage. Elle permet notamment de les orienter (ainsi que les professionnels intervenant à leur côté) vers les services les plus adaptés à leurs besoins. Cette plateforme peut être contactée par mail, par chat ainsi que par téléphone au 0800 71 40 40 (appel et service gratuits, un voyant vert sur la page du site indique si les services sont ouverts).

Les troubles associés au traitement du Trouble du Déficit de l'Attention (TDA)

Les troubles associés au traitement du TDA proviennent le plus souvent de l’utilisation des médicaments. Comme il s’agit souvent d’amphétamines, il peut y avoir des risques :

  • de dépendance et d'accoutumance ;
  • de surdosage ;
  • de problèmes cardiaques ;
  • des troubles de l'appétit ;
  • des troubles du sommeil avec des insomnies ;
  • des hallucinations ;
  • une anxiété, une irritabilité ;
  • des douleurs à la tête ou au ventre ;
  • l’apparition de TICs.

Pour ce qui est du méthylphénidate, une étude chinoise relèverait une multiplication par 4 du risque de crise d'épilepsie dans les 30 jours suivant l’initiation du traitement chez les patients atteints de TDAH (mais pas au-delà).

L’entourage a un rôle essentiel pour alerter sur les troubles associés au traitement. Un changement de molécules peut alors s’avérer nécessaire pour éviter d’aggraver les symptômes avec les effets secondaires.