Addiction au travail, ou « workaholisme »

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L’addiction au travail, ou le « workaholisme », est une dépendance qui engendre beaucoup de souffrance. En général, le « workaholique », ou « l’accro au boulot », n’arrive pas à arrêter de travailler, y compris pendant les vacances. Ce trouble psychologique peut mener vers des complications graves comme la dépression ou le burn-out. Faisons un point ensemble.

Addiction au travail : définition

L’addiction au travail, ou le « workaholisme », est une addiction comportementale qui se traduit par un investissement excessif et inadapté dans son activité professionnelle. Dans tous les cas, il s’agit non seulement d’une implication personnelle importante, au détriment des autres activités, mais aussi d’une souffrance psychologique.

En général, un addict au travail se reconnaît par son incapacité à décrocher lors des périodes de vacances. Il n’arrive pas à envisager de se détendre sans penser au travail. Le fait de se déconnecter est trop angoissant pour lui, et traduit son degré de dépendance.

L’addiction au travail, comme toutes les addictions, associe à la fois des causes environnementales, biologiques et génétiques. Dans la plupart des cas, l’addiction s’installe lors d’une période de difficultés psychologiques, chez des personnes ayant une faible estime d’elles-mêmes, avec un besoin de reconnaissance sociale. Parfois, l’addiction vient combler un vide et constitue un refuge pour oublier un temps sa souffrance et son mal-être psychologique.

Quels sont les signes de l'addiction au travail ?

L’addiction au travail se caractérise par différents symptômes :

  • une hyperactivité et une compétitivité professionnelle ;
  • une implication personnelle excessive au détriment des autres activités ;
  • un besoin de reconnaissance et de satisfaction professionnelle ;
  • l’impossibilité de se détendre et d’arrêter de penser au travail lors des vacances ou des loisirs ;
  • une négligence de la vie familiale et amicale ;
  • une souffrance psychologique ;
  • une anxiété importante avec des troubles du sommeil dans certains cas.

Pour parler d'addiction au travail, il faut que les symptômes perdurent pendant plusieurs semaines. Bien souvent, dans les premiers temps, l’accro au travail ne se rend pas compte de son trouble. C'est souvent l'entourage qui lui fait remarquer son implication excessive.

Conséquences de l'addiction au travail sur soi et l'entourage

Le « workaholisme », ou l’addiction au travail, a de nombreuses conséquences sur soi et l’entourage. De part l’importance que prend l’activité professionnelle au quotidien, et l’impossibilité de s’impliquer dans d’autres domaines de la vie, que ce soit la famille, les loisirs ou les vacances, la dépendance isole progressivement celui qui en souffre.

Progressivement, le « workaholique » a tendance à travailler de plus en plus, avec une charge de travail supérieure à la moyenne. Cette implication anormale, souvent perçue par l’entourage, est source de conflit, et parfois même de rupture.

D’autres pathologies peuvent être la conséquence d'une addiction au travail :

Addiction au travail : quelles solutions ?

L’addict au travail ne se rend pas toujours compte de son addiction. Pour cela, il peut utiliser le « Work Addiction Risk Test »(WART) afin d’évaluer l’intensité de ces symptômes. Ensuite, un accompagnement psychologique avec un psychothérapeute ou un psychiatre permet de lâcher prise et de réapprendre à apprécier les loisirs et les vacances progressivement.

Les techniques d'approche cognitive et comportementale sont particulièrement efficaces sur ce type d'addictions. Certains outils sont nécessaires pour améliorer les symptômes et les conséquences de la maladie :

  • gérer différemment son agenda ;
  • définir ses priorités et ses objectifs ;
  • accepter de lâcher prise et de déléguer ;
  • apprendre de nouveaux comportements.

Dans tous les cas, le « workaholique » doit pouvoir apprendre à nouveau à se libérer du temps, être à l’écoute de ses besoins et de ceux de ses proches. Vivre dans l’instant présent, accepter de lâcher prise et de combler le vide par d’autres activités que le travail, demande souvent un long cheminement psychologique qui peut prendre parfois plusieurs mois.