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La triskaïdékaphobie, ou la peur du nombre 13, est une superstition très ancienne qui provient de l’Antiquité. Il s’agit d’une phobie fréquente qui a des conséquences dans de nombreux domaines de la vie quotidienne, que ce soit dans certains d’immeubles, hôtels ou cinémas notamment. Pour les triskaïdékaphobes, la seule vue du 13 peut réveiller des symptômes d’angoisse pouvant aller jusqu'à l’attaque de panique.

Qu’est-ce que la triskaïdékaphobie ?

La triskaïdékaphobie, du grec « treiskaideka » qui signifie « treize », et de « phobos », la « peur », est la peur irrationnelle du nombre 13. Ce nombre particulier fait l’objet d’une superstition religieuse, mystique, mathématique et historique depuis l’Antiquité.

La phobie qui règne autour de ce nombre proviendrait du IVe siècle avant Jésus-Christ, avec le roi Philippe II de Macédoine qui fut assassiné peu de temps après avoir ajouté sa statue à celle des 12 dieux, devenant ainsi la 13e statue « maudite ». Dans les religions chrétiennes, le symbole du vendredi 13 est associé à l’interprétation de la Cène lorsque Jésus réunit les 12 apôtres autour de lui, dont Judas qui le trahira.

Phobie

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Quelles sont les caractéristiques de la triskaïdékaphobie ?

Comme toutes les phobies, la triskaïdékaphobie est une peur irrationnelle qui se caractérise par :

  • l'idée de superstition à la vue ou à l'évocation du nombre 13 ;
  • la conviction qu’un malheur arrivera pour le triskaïdékaphobe ou son entourage ;
  • des symptômes anxieux lors de l’anticipation d'un contact avec le 13 ;
  • des conduites d’évitement de ce nombre ;
  • des conséquences négatives dans la vie quotidienne.

Pour le triskaïdékaphobe, il est impossible de s’asseoir à la place qui porte le numéro 13, de séjourner dans la chambre numéro 13 ou encore d’être 13 invités à table. Cette peur irrationnelle lui fait perdre toute objectivité et indépendance. Dans certains cas, il s’agit d’une superstition très handicapante.

Quels sont les signes de la triskaïdékaphobie ?

La triskaïdékaphobie s’exprime de façon plus ou moins intense en fonction des personnes et des moments de la vie. Des circonstances angoissantes ou stressantes peuvent augmenter les signes de la phobie :

  • anxiété, angoisse et attaques de panique pouvant aller jusqu'à la perte de connaissance lors de l’anticipation ou d’un contact avec le nombre 13 ;
  • limitation des activités pour éviter de déclencher des symptômes de peur ;
  • isolement, repli sur soi, dépression ;
  • développement de troubles obsessionnels compulsifs (TOC) ou d’autres phobies.

De façon générale, lorsque la peur du nombre 13 engendre des conséquences négatives, des adaptations ou un handicap dans la vie quotidienne, il est essentiel de consulter un psychiatre ou un psychologue.

Dans certains pays, les hôtels, les cinémas, ou encore les compagnies aériennes n’ont pas de chambres ou de rangées numéro 13 pour éviter de déclencher des symptômes de peur chez leurs clients.

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Quelles sont les conséquences de la triskaïdékaphobie sur soi et son entourage ?

La triskaïdékaphobie peut avoir des conséquences importantes dans la vie quotidienne. Que ce soit dans l’évitement des situations dans lesquelles le numéro 13 peut être présent, ou bien dans le développement d’autres phobies ou de TOC pouvant devenir un véritable handicap.

L’entourage ne comprend pas toujours cette peur irrationnelle. Pour aider un triskaïdékaphobe, il est essentiel de ne pas le forcer à être en contact avec sa peur, mais plutôt de l’aider à rationaliser et à accepter de lâcher prise.

Quelles sont les pathologies associées à la triskaïdékaphobie ?

Dans certains cas graves, la triskaïdékaphobie peut être associée à d’autres pathologies comme :

  • les TOC ;
  • les phobies ;
  • l'anxiété généralisée ;
  • les attaques de panique ;
  • la dépression ;
  • les idées suicidaires.

Comme pour toutes les phobies, il s’agit d’une forme de névrose. La personne a donc conscience que sa peur n’est pas rationnelle, mais elle n’arrive pas à se rassurer. Si les symptômes deviennent trop envahissants, ou que d’autres pathologies apparaissent, il est essentiel de consulter sans délai un psychiatre ou un psychologue pour faire une psychothérapie avec une exposition progressive au nombre 13.

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