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Être maniaque correspond à la fois à un souci excessif du détail et au fait d’avoir des exigences envers soi-même et les autres. Pour certains maniaques, il s’agit d’être obsédé par la propreté et le ménage par exemple. Au-delà d’une simple manie, la maniaquerie peut devenir une véritable obsession nécessitant une psychothérapie.

Qu'est-ce qu'être maniaque ?

Une personne maniaque, du grec « mania » qui signifie « folie », a un souci particulier du détail, du contrôle et de l’organisation. Il s’agit d’un trouble psychologique qui appartient aux névroses. Que ce soit pour soi ou les autres, le maniaque décide et vit dans l’excès, parfois de façon irrationnelle, mais toujours en ayant conscience de son trouble.

Le plus souvent, le maniaque se concentre sur la propreté, le rangement et le nettoyage de lui-même et de son environnement. Il développe ainsi un comportement compulsif et obsessionnel (TOC) qui peut avoir des conséquences négatives sur lui et son entourage.

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Quels sont les signes de la maniaquerie ?

Même s'il existe plusieurs niveaux d’intensité de la maniaquerie, certains symptômes sont communs à tous les maniaques :

  • l'obsession du détail ;
  • le besoin de contrôle ;
  • la vérification plusieurs fois par jour ;
  • la grande anxiété ;
  • l’impossibilité de ne pas effectuer les rituels ;
  • la souffrance psychologique.

Dans la plupart des cas, la maniaquerie n’a pas particulièrement de conséquences sur le quotidien. Elle est souvent d’ailleurs banalisée par l’entourage. Parfois, il peut s’agir d’une véritable névrose qui engendre une souffrance morale, une honte et une culpabilité. Lorsque c’est le cas, il est recommandé de consulter un psychologue ou un psychiatre.

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Comment et pourquoi devient-on manique ?

Le plus souvent, le maniaque est sujet à l’anxiété, au manque de confiance en soi ou à d’autres troubles anxieux (phobies, attaques de panique, TOC). Il se rassure et utilise le nettoyage, le rangement et le contrôle pour mettre à distance sa souffrance et son stress.

Il n’existe pas une seule cause de maniaquerie. Bien souvent, le problème révèle d'ailleurs à la fois une personnalité anxieuse, des événements de vie et représente une façon de s’apaiser psychologiquement.

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Être maniaque : quelles conséquences pour soi et sur son entourage ?

La maniaquerie peut avoir des conséquences psychologiques importantes, surtout lorsqu'elle devient obsédante et irrationnelle :

  • anxiété, angoisse, attaques de panique, phobies (mysophobie par exemple) ;
  • tristesse, isolement, solitude ;
  • honte, culpabilité ;
  • difficultés pour travailler, avoir des relations sociales et familiales ;
  • troubles somatoformes (douleurs, troubles du transit ou maux de tête notamment).

Vivre avec une personne maniaque n’est pas toujours facile pour l’entourage qui ne comprend pas ce besoin de contrôle et de minutie. C’est pourquoi il est important de ne pas banaliser ce comportement, mais au contraire d’aider le proche à lâcher prise et à accepter de déléguer.

Comment traiter le maniaque ?

La maniaquerie ne se traite pas toujours. Il n’est parfois pas nécessaire d’avoir recours à une psychothérapie, si les conséquences ne sont pas particulièrement importantes dans la vie quotidienne. Il peut s’agir d’une névrose tout à fait banale avec laquelle le maniaque apprend à vivre.

En revanche, lorsque ce trouble prend le dessus sur la vie professionnelle, familiale ou amicale, il est essentiel de mettre en place un travail sur soi avec un psychiatre ou un psychologue. De nombreuses approches peuvent être efficaces (psychanalyse ou thérapie cognitive et comportementale par exemple).

Pour aider un maniaque à lâcher prise, il est conseillé de :

  • lui apprendre à relativiser ;
  • lui suggérer de remplacer l’activité de nettoyage par autre chose ;
  • l'inciter à déléguer avec l’aide de son entourage ;
  • privilégier son bien-être pour diminuer son anxiété (massage, relaxation, méditation, sophrologie, yoga...).