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La jalousie est une source de souffrances aussi bien pour la personne qui en fait les frais que pour celle qui la manifeste. Personne ne souhaite se déclarer jaloux. Et nombreux sont ceux qui préfèrent ignorer les conséquences de leur comportement. Pourtant, reconnaître la jalousie permet de mieux se connaître.

Voici des indications pour savoir comment gérer la jalousie.

 

1. Reconnaissez le sentiment de jalousie

Vous l'avez constaté : la jalousie est une source de gâchis répétitifs dans les relations et une souffrance qui motive à s'en libérer. Pour savoir comment la gérer, il importe de :

  • percevoir ses émotions et d'identifier le message ;
  • ressentir sans céder à la réaction immédiate ;
  • faire la part entre ce qui relève d'un automatisme de la pensée et la réalité.

Différenciez la jalousie de l'amour

Produit par une émotion liée à l'instinct de protection de territoire et de possession, la jalousie est un sentiment dominant aussi fort que le ressenti d'amour.

  • En signalant un intérêt, un désir, la jalousie se confond avec l'amour ; pourtant, ce n'est pas un sentiment bienveillant.
  • La jalousie enlaidit plus qu'elle n'épanouit.

Observez votre réaction

Pour éviter que la jalousie ne domine votre vie si vous la laissez se développer, faites-en un sujet d’attention quotidienne : lorsqu'une émotion vous envahit, laissez-la venir et observez ce qui se passe en vous.

  • Elle peut vous procurer une intense sensation de souffrance ou de haine, ressentie au niveau physique.
  • La sensation peut également être imperceptible, et induire seulement des idées qui vont guider votre comportement et vos motivations.
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Différez votre réaction

Laisser systématiquement passer un peu de temps entre la manifestation de l'émotion et votre besoin de vous exprimer permet de clarifier le contenu de vos impulsions :

  • S’agit-il d'un sentiment heureux, avec l'envie d'être généreux, de protéger, de choyer, de partager, comme dans l'amour ?
  • Ou bien ressentez-vous le besoin de vous protéger ou d'attaquer pour vous défendre ? Êtes-vous haineux, frustré ou paniqué, comme dans la jalousie ?

Acceptez ce qu'il en est

Avec une pratique attentive, il va vous devenir de plus en plus facile d'identifier vos émotions, de détecter les impulsions et de différer votre réaction. Si la jalousie est à l’origine de vos émotions et impulsions, vous allez peu à peu faire la part entre automatisme et réflexion en adoptant ce principe : constater d'abord, vérifier toujours.

C'est en acceptant ce qu'il en est que vous connaissez ce qui est à gérer.

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2. Repérez le type de jalousie auquel vous êtes soumis

Il existe trois grandes catégories de jalousie : celle qui est justifiée, celle qui l'est mais provoquée de façon artificielle, et enfin la jalousie sans fondement.

La jalousie justifiée

Vous pensez partager une intimité exclusive avec quelqu’un, mais vous découvrez une autre réalité : vous êtes trompé ou vous vous êtes trompé. Votre préoccupation est normale.

Votre effort consiste à ne pas succomber à l’effet de détérioration psychique que la jalousie implique. Vous avez alors le choix entre poser le problème ou alimenter le drame.

  • Prenez de la distance.
  • Analysez comment et pourquoi cette situation survient dans votre vie contre toute attente.

La jalousie justifiée et provoquée artificiellement

Une personne vous manipule dans le but d’obtenir une réaction de votre part afin d'en tirer bénéfice. Il peut s'agir d'une recherche de réponse affective : prêtez-y attention, et abordez la problématique comme on souhaite résoudre un problème.

La jalousie non justifiée

Si la jalousie est, chez vous, un sentiment fort et récurent dans votre vie, vos relations (familiales ou non), il est important d’agir assez tôt. Vous éviterez ainsi de vivre sans cesse des drames répétitifs.

Dans le cas de la jalousie imaginaire, la personne qui déclenche votre jalousie n'est autre que vous-même :

  • Vous êtes suspicieux par crainte de perdre l’objet important ou d’être manipulé.
  • Le problème réside dans de vieilles peurs obsessives (peur de perdre, par exemple) ou dans un défaut de construction personnelle lors de la croissance psychique (complexe d'infériorité, par exemple).
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3. Discernez la jalousie de l'orgueil et l'envie

Moteurs de ressentiments, l'orgueil et l'envie conduisent à des décisions et comportements qui semblent relever de la jalousie. Pourtant, il ne s'agit pas de la même motivation.

Ce type de sentiment est lié à un trait de caractère compétitif, un tempérament, ou cherche à compenser une faille narcissique.

  • La motivation est de s'emparer des atouts de l’autre : recherche de pouvoir, domination par l’appropriation, asservissement par la terreur, affaiblissement de l'autre pour se renforcer soi-même.
  • Un exemple parmi tant d’autres est d’accuser le conjoint d’infidélité, sans aucun autre fondement que le besoin de lui nuire ou de le détruire.

4. Comprenez les fondements de votre jalousie pour l'affaiblir

Si vous parvenez à repérer à quel type de jalousie vous correspondez, c'est que vous avez déjà accepté qu'effectivement la jalousie vous mine et qu’il vaut mieux apprendre à y être moins vulnérable.

La jalousie conduit à avoir peur, à faire de mauvais calculs, voire à vous mettre en détresse. Savoir gérer ce sentiment, c'est :

  • vous libérer de son emprise ;
  • retrouver vos moyens ;
  • ne pas être agressif ni avoir ensuite des regrets.

La petite enfance

Révisez les facteurs de construction psychologique qui ont pu favoriser l'installation des réflexes de jalousie :

  • des relations insatisfaisantes lors de la petite enfance, avec les parents, mais également dans les rivalités mal conclues entre enfants du même âge ;
  • une relation exclusive d'amour avec la mère interrompue brusquement par l'arrivée d'un nouveau-né ;
  • un manque d'intérêt ou de réponses porté aux sollicitations d'un jeune enfant, qui vont le préparer à devenir un adulte inquiet dépensant son énergie à tout contrôler.

La confiance en soi

Un manque de confiance dans vos propres capacités vous conduit à être facilement déstabilisé. Vous doutez de vos choix mais vous doutez aussi d’être apprécié à la hauteur de ce que vous valez ou désirez.

La réussite de projets personnels et des relations sociales nourrissantes en dehors de la sphère privée vont vous permettre de retrouver confiance en vous, d’être moins jaloux naturellement et moins manipulateur affectif.

L'estime de soi

Si vous avez tendance à ne vous estimer qu'en fonction de ce que vous disent les autres, la jalousie a d'autant plus de facilité à influencer vos pensées en ruinant tout effort de rationalité.

Aveuglé, vous faites de vos croyances une réalité souvent bien différente. Il vous est ainsi difficile de discerner la jalousie, et encore plus de l'accepter, quitte à ce qu'elle conditionne toute votre vie ou permette à certains d'en jouer.

  • Un travail sur l'estime de soi est nécessaire toute la vie.
  • Les ateliers de groupe sont très efficaces pour se mesurer vis-à-vis des autres.
  • Avoir confiance en soi n'implique pas d'avoir acquis une estime de soi suffisante pour vivre une relation d'amour confiant.
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5. Profitez-en pour mieux vous connaître

Si vous n'avez pas de grand problème de construction de soi à corriger, réfléchissez calmement à votre jalousie car les arguments rationnels ou de fausses explications ne permettent pas de poser clairement le problème.

  • Écoutez l'autre : l'arrivée d'une troisième personne dans une relation de couple est souvent significative d'un manque de la part de l'autre. Vous pouvez y remédier ou non, ou du moins en débattre sans devenir agressif ou rompre la relation sous l'effet d'une jalousie insupportable.
  • Définissez le type de personne avec qui vous êtes bien, en évaluant vos goûts et valeurs.
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