Traitement du trouble borderline

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Vous avez un caractère lunatique? Votre entourage se plaint de vos sautes d’humeur, de vos changements d’opinions illogiques ?

Même s'il existe toute sorte de justification dans votre histoire personnelle, vous rentrez peut-être dans le cadre d'un trouble psychique référencé comme borderline. Voici les symptômes et le traitement du trouble borderline.

1. Comprenez le mécanisme psychique de la maladie borderline

Face à une double personnalité, tantôt pile, tantôt face, qui complique la vie relationnelle, vérifiez si votre interlocuteur relève d'une personnalité borderline afin de mieux le comprendre et savoir comment l'aborder.

Si c'est vous qui souffrez souvent de problèmes relationnels et que vous entendez souvent que vous êtes explosif, changeant, difficile, vérifiez si vous n'entrez pas dans le cadre d'un trouble borderline et apprenez comment évoluer et sortir de ce problème.

Détecter un trouble borderline

La perpétuelle alternance entre deux types de comportement opposés est le premier indice du trouble borderline :

  • un bon côté normal, attractif, confiant et capable ;
  • son opposé odieux, rendant la vie impossible à son entourage, ou bien taciturne et autodestructeur.

Les traits communs aux personnalités borderlines sont :

  • un manque de remise en question par rapport à des contradictions intérieures ;
  • des émotions érigées comme des croyances très fortes et qui conditionnent l'humeur du moment.

Remarquez que ce type de raisonnement, basé sur la logique facile et basique des émotions, est celui d'un enfant qui n'aurait pas grandi. La personnalité borderline vit en tant qu’adulte avec un enfant intérieur malade.

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Comment le trouble borderline se développe-t-il ?

Ce n’est pas une paranoïa, ni une schizophrénie, ni un narcissisme, ni un problème de trouble de l’humeur, telle une dépression, mais un désordre cognitif engendrant un vide anxiogène.

Si non traité, le mécanisme de la structure psychique borderline évolue vers la rigidité ou la destruction. La rééducation doit commencer au plus tôt.

Face au désordre intérieur, un sentiment de danger crée de l'anxiété. Par conséquent, les jugements changent sans arrêt. La personne devenue borderline n’a pas acquis dans son développement :

  • une boussole intérieure pour se diriger avec confiance ;
  • des références fiables pour évaluer les situations.

Le cadre de travail offre à la personne borderline une structure, une identité sociale et un emploi du temps fixe qui lui sont des repères solides : dans ce contexte sécurisant, un borderline est tranquille.

C'est dans l'entourage familial que se révèle surtout la conduite borderline engendrant des conflits relationnels. Désireux d'apaiser les conflits, les proches finissent souvent par se taire. Hélas, cette tolérance et cette soumission tacites favorisent ce comportement qui évolue en trouble psychique.

  • Les réflexes de pensées du borderline engendrent ces schémas automatiques de défense et d'attaque.
  • Un comportement agressif et peu lucide est de plus en plus présent dans le privé.
  • La personne borderline ne sait pas gérer ses conflits internes : il lui est plus facile de répercuter ses problèmes sur les autres, voire de désirer en finir de manière radicale en adoptant un comportement autodestructeur.

2. Diagnostiquez la maladie psychique borderline

Le diagnostic psychiatrique de la maladie borderline correspond un schéma de personnalité dysfonctionnelle : c'est le déséquilibre émotionnel qui engendre des raisonnements et des comportements inappropriés.

Établir un diagnostic

La première étape consiste à faire un diagnostic correct. Ce n’est pas le plus simple car :

  • les signes sont subjectifs et donc interprétables ;
  • les traduire clairement dépend de l’honnêteté à se dévoiler et à s’observer du patient ;
  • la plupart des symptômes sont communs avec un syndrome bipolaire.

Détecter les symptômes

Certains comportements précis évoquent un trouble borderline.

  • Syndrome anxieux, lié à une peur de l’abandon et du rejet.
  • Instabilité des idées et des décisions ; bouleversement constant des objectifs, de l’emploi du temps et des projets.
  • Tendance à survaloriser et dévaloriser une même personne.
  • Sensation de vide intérieur et impossibilité à se rattacher à quelque chose.
  • Épisodes de colères injustifiés, de frustrations hargneuses et dirigées.
  • Mauvaise humeur qui peut durer plusieurs jours, les causes invoquées répondant à des sentiments de persécution.

S’alerter face aux symptômes de crise

Le comportement maladif d’un borderline finit par être destructeur et des conduites irrationnelles potentiellement dangereuses sont adoptées :

  • succomber à des addictions ;
  • rouler hors limites ;
  • faire des achats et dépenses insensés et compulsifs ;
  • sombrer dans la marginalisation.

Sous l’effet de facteurs de stress aigu, la personne n'est plus rationnelle :

  • délires, causes inventées, jusqu’à se différencier de soi-même ;
  • perte de contact avec la réalité laissant penser à une psychose au stade avancé de la maladie.

Une tentative de suicide, des mutilations voyantes ou un acte grave peuvent amener le borderline à consulter, à lui faire prendre conscience de l’impasse dans laquelle il se trouve, à accepter qu'il est malade. Une prise en charge précoce améliore le pronostic.

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3. Déterminez le traitement du trouble borderline

Le traitement concerne la personne borderline et son entourage.

À un niveau inacceptable d'aberrations, le malade est obligé de se confronter à lui-même. Vient alors le temps du traitement. Il ne peut se soigner si son entourage n'évolue pas ou ne comprend pas sa maladie.

La conduite à tenir de la part de l’entourage

Le diagnostic « trouble borderline » doit être prononcé par un médecin faisant figure d’autorité et le proche entourage doit se montrer ferme. Le borderline a besoin d'être dominé et de rencontrer des limites.

Considérez que son univers mental est perturbé, réquisitionné au service de pensées erronées construites sans références saines. Un schéma de vie dans l’enfance difficilement interprétable est à l'origine de son agitation.

L’entourage ne doit pas tomber dans les pièges suivants :

  • ne pas être convaincu d’être en présence d’une maladie ;
  • surprotéger les borderlines ou s’en rendre esclave ;
  • croire à des phases de rémission spontanée.

Lors de sa phase normale, la personne borderline se montre saine, positive, généreuse :

  • vous espérez qu’elle a compris, ce qu’elle peut d’ailleurs elle-même exprimer ;
  • vous concluez à tort qu’elle va évoluer ;
  • pourtant, les réflexes cognitivo-émotionnels sont tenaces : prenez-en conscience.

N’oubliez pas que le borderline est soumis à l’impulsion de ses émotions instables :

  • ses émotions sont confondues avec la réalité ;
  • il réagit de manière imprévisible ;
  • il n’a pas les capacités à se contrôler.
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Une psychothérapie adaptée au trouble borderline

Le patient doit apprendre à reconnaître et à accepter ses histoires d’abandon, de carence affective, d’abus et d’humiliations subis pendant l’enfance et non pas s'inventer une histoire plus flatteuse pour survivre.

Il lui faut réussir à discerner ses émotions et la réalité pour :

  • se sentir capable de voir le vrai du faux ;
  • évoluer avec une vraie confiance en ses propres jugements ;
  • se guider dans la vie délivré de ses peurs intérieures.

La psychothérapie dynamique de groupe est le traitement de plus efficace car le malade se confronte aux autres, comme autant de miroirs de lui-même.

La rééducation cognitivo-comportementale, telle que la pratique de la PNL, est indiquée pour combattre les schémas automatiques de défenses et les comportements destructeurs.

Un traitement anxiolytique indispensable

Un traitement médicamenteux anxiolytique ou antidépresseur peut se révéler une aide précieuse et efficace le temps que s'organise la thérapie.

Par la suite, incorporer à ses habitudes quotidiennes une prise de plantes anxiolytiques peut permettre d’adoucir le traitement.

Au quotidien, choisir une discipline d’exercice physique fixe les idées et l'agenda. Elle est d’autant plus bénéfique si elle est soutenue par une philosophie et une hygiène de vie qui aident à restructurer le patient, comme le yoga, le tai chi ou qi gong, par exemple.

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